dimanche 25 octobre 2020

Une belle chronique pour Mille et une portes

 En voilà une bonne nouvelle ! Le magazine Présences d'Esprits n°101 me gratifie d'une élogieuse chronique de mon recueil Mille et une portes.

Un grand merci au périodique et à l'auteur de la chronique Olivier Bourdy, qui a été rédacteur en chef de Présences d'Esprits.

Voici quelques extraits qui font plaisir :

"L'auteur sait clairement raconter des histoires, et possède une diversité de thème impressionnante. (...) Chacune des vingt-six nouvelles nous emporte d'une façon différente et ne nous lâche pas avant la fin. On referme le recueil en étant satisfait d'avoir lu de franchement bons textes ; je n'ai personnellement pas souvenir d'un recueil, d'un ou plusieurs auteurs, d'un tel niveau depuis plusieurs années."


Pour rappel, le recueil Mille et une portes est toujours disponible, sur le site de l'éditeur Rivière Blanche, à la commande en librairie, ou sur Amazon.



dimanche 12 juillet 2020

Avec un homme de la Lune

Avec un peu de retard, j'évoque la parution de ma dernière nouvelle Avec un homme de la Lune dans Aventures Oniriques et Compagnie n°55.
Malgré un rythme d'écriture qui a considérablement ralenti - il va falloir que j'y remédie - je suis très heureux de renouer avec ce périodique qui m'a fait confiance à de maintes reprises !

Voilà longtemps que je voulais écrire un texte qui voit l'évolution d'un personnage sur plusieurs décennies. C'est chose faite dans "Avec un homme de la Lune" où une jeune fille de 12 ans grandit dans les restes désertiques du monde, prisonnière d'un clan de nomades violents.

Il s'agit du même univers post-apocalyptique que celui de mes précédents textes, Fleurs de Lune publié dans Fiction n°20 et Ganiagwaihegowa, publié dans l'anthologie Animaux Fabuleux. Je crois bien que je reviendrai de temps à autre à ce décor !

Cliquez ici pour acheter AOC n°55 

Déjà deux jolis retour sur la nouvelle :

Voici ce qu'en dit Dominique Lémuri sur son blog :
Très bonne histoire post-apocalyptique, où l’on suit une femme sur plusieurs décennies dans son intégration, bien malgré elle, au sein d’un groupe de nomades violents. Les zonards errent au sein d’une Terre mourante pour dénicher ici et là les derniers reliquats de nourriture ou de matériel leur permettant de survivre. Touchés par des mutations, ils n’ont guère d’espoir d’améliorer leur sort. Seule la perspective de rejoindre celles et ceux qui se sont réfugiés sur la Lune leur permet d’avancer… Un texte désespérant, servi par une plume pleine d’émotion. J’ai beaucoup aimé.

Et ce qui est dit sur le site de chroniques Yozone :
Phil Becker avec “Avec un homme de la Lune” nous offre une belle page post-apocalyptique. Des cités-bulles survivent tant bien que mal, perpétuant avec peine l’héritage de temps révolus. À l’extérieur rôdent des bandes de zonards qui vivent de rapines. Le salut vient de la Lune. Des missions en proviennent parfois, tentant de recueillir sur Terre les survivants les moins barbares. Razziée dans sa cité-bulle par une tribu de zonards, l’héroïne passera sa vie, entre corvées et maternités, à rêver à notre satellite et à l’existence enchantée qu’elle aurait pu y mener. Le ton est désabusé, résigné et l’auteur nous dépeint avec assurance un monde en perdition. Très réussi.


Le sommaire complet du AOC n°55 : 

L’Autre Fille de Marjorie Wirzbicki
Paumée ? C’est vrai. Au fond du trou ? Aussi. Mais pas folle. Et surtout pas prête à abandonner. Pas après l’enfer que j’ai vécu. Si tomber dans les cauchemars d’une autre ne vous effraie pas, descendez avec moi sous la trappe. Et accrochez-vous.

Avec un homme de la Lune de Phil Becker
Que peut bien faire une enfant de 12 ans sur une Terre ravagée par les zonards, où les rares privilégiés des dernières cités-bulles ne savent plus où placer leur espoir ? Elle doit s’agripper à la vie, malgré tout. Et à ses rêves.

Jusqu’à la source de Pascal Malosse
Vieillir n’est jamais gai, mais Carlotta et moi nous évadons régulièrement de la grisaille de Hambourg pour échapper à la morosité de notre retraite et nous régénérer sous le soleil du Sud. Cette année, c’est l’Italie, et la petite station thermale de Montecatini. Mais il semblerait que derrière le décor de carte postale, se cache plus qu’une simple ville d’eau un peu endormie…

Les textes vainqueurs du match d’écriture des Imaginales 2019
Signés Camille Morvilliers, Jérôme Coussanes et Fabien Nicolas.

mardi 3 mars 2020

Premier essai comme traducteur

Voilà un moment que l'idée de m'essayer à la traduction me trottait dans la tête, et voilà que les éditions Rivière Blanche m'en donnent l'opportunité.

J'ai donc traduit de l'américain la nouvelle Le Phénix revient toujours de Ricardo L. Garcia, un texte intimiste et psychologique avec un twist final inattendu.

Elle est parue dans l'anthologie "Dimension New York 3"

J'espère avoir su rendre grâce à l'auteur !


samedi 1 février 2020

Mille et une portes

Ce 1er février 2020 paraît mon recueil Mille et une portes aux éditions Rivière Blanche.
J'y propose 26 nouvelles, ce qui en fait un livre assez épais, réunissant près de dix ans d'écriture. A l'intérieur des nouvelles déjà parues, mais aussi quelques inédites.

Parmi les inédites, je tiens tout particulièrement à "Le chevalier, le pirate et la princesse électrique", qui entame un tout nouvel univers d'écriture, sombre et cyberpunk. D'autres textes à venir se dérouleront sans doute dans cet environnement.

Où trouver Mille et une portes :
- Commandez-le dans toute bonne librairie
- Commandez-le sur le site de Rivière Blanche
- Commandez-le sur Amazon

4e de couverture :
Phil Becker nous fait voyager dans des futurs pris de folie. Des tours gigantesques ou des abysses habités, une autoroute qui déclare son indépendance, le temps que l’on arrête ou que l’on tord, un volcan refuge, des passages qu’il ne fallait pas ouvrir... A la science-fiction s’ajoute le fantastique, avec ses démons, ses possédés et ses cauchemars. Voici vingt-six nouvelles où l’on déguste des atmosphères étranges et soigneusement corrosives et où, en plissant les yeux, on entrevoit d’autres teintes du monde au travers de mille et une portes.


Je tiens à remercier Philippe Ward et Jean-Marc Lofficier de Rivière Blanche, mais aussi tous ceux qui ont soutenu ce projet, comme François Darnaudet, ou encore Pierre-Paul Durastanti qui eu l'idée du titre. Mais aussi l'illustrateur Mike Hoffman, avec cette peinture qui colle à merveille à la nouvelle "Retour vers Asgard".
Et, par-dessus tout, merci à tous ceux qui ont permis à ces nouvelles d'exister pour la première fois. Pardon à ceux que j'oublie, mais merci au club Présences d'Esprits avec leur périodique AOC, à la revue canadienne Brins d'Eternité, aux éditions Dreampress, Malpertuis, HPF, Sombres Rets. Merci aussi aux organisateurs de concours littéraires qui ont permis à certaines de ces nouvelles d'obtenir une reconnaissance.

Le colis qui fait plaisir !

Table des matières :
Via Mundi
Les Betes Humaines.
Retour Vers Asgard.
La Boucle.
Le Onzième Etage.
Derrière les Yeux, le Père.
Un Appartement pour Jerry.
L’Affaire de la Cave.
Le Dernier Lama Exterus.
Climax & Cie.
Mille et Une Portes.
Nos Habitats Interstitiels.
Acier Froid sur les Poumons.
Le Chevalier, le Pirate et la Princesse Electrique.
Le Chat Vivant
Le Volontaire.
Abyssale Partie de Pêche.
Le Spot de la Mort
Le Rêve de Glace.
Ablutions.
Le Sang de l’Oiseau.
Il ne ferme jamais les yeux.
Le Sommeil Créatif de Maxime Lelian.
L’Amiral Nu.
Les Coureurs de Temps.
La Reine des Crocs.

vendredi 27 décembre 2019

Fabriquer des bibliothèques courbes

J'avais déjà évoqué la réalisation de bibliothèques toutes simples mais robustes. Ayant déménagé, j'ai eu envie de quelque chose d'un peu plus élaboré, mais toujours à partir de planches pas trop chères et de bois de palette. L'idée d'un meuble convexe prenant tout un mur, à la manière de l'intérieur d'un navire, d'un tonneau ou d'une roulotte me travaillait depuis un moment. Je me suis donc lancé dans un meuble unique sur-mesure sur la longueur du salon, pour caser les bouquins, mais aussi intégrer un meuble télévision et un coin banquettes.
Voici les étapes si ça peut inspirer des bricoleurs.

Vue finale de la réalisation. L'idée était d'avoir un meuble de structure l'étagère mais d'aspect massif, montant jusqu'au plafond. Les tables ont été construites avec des planches d'établi, pour garder la couleur.


Cliquer sur "Plus d'infos" pour voir les étapes de construction



mercredi 25 juillet 2018

Les coureurs de temps

Ma nouvelle Les coureurs de temps vient de paraître dans l'anthologie Poussières de Temps aux éditions HPF, en compagnie de quinze autres textes évoluant autour de la thématique du temps.

Les démons de ma toute première nouvelle, La Pause, sont de retour puisque j'y évoque à nouveau un temps que l'on fige.

Une pause temporelle ne fait pas qu’arrêter le temps, elle crée un espace, un lieu coupé du monde où l’on peut s’installer. Pour retrouver Jenn, Tyler remonte des villages figés pour l’éternité, piégés dans une même seconde. Mais l’Empire est à ses trousses.




dimanche 25 février 2018

dimanche 22 octobre 2017

Fabriquer un échiquier avec ce qui traîne à la maison

Après la bibliothèque façon Do It Yourself, voilà l'accessoire complémentaire indispensable au bouquins (manquera quand même le verre de whisky et le cigare), un échiquier taille salon. C'est plus sympa que le machin pliant de voyage, mais c'est horriblement cher, et je n'ai plus un rond. L'idée est donc de se faire un échiquier agréable, à défaut d'esthétique, sans le moindre investissement. Me voilà en train de remuer les affaires de la cave pour dénicher de quoi s'énerver un dimanche. Si ça vous tente, voici la marche à suivre.

dimanche 25 juin 2017

Il ne ferme jamais les yeux

Me voilà une nouvelle fois publié dans une anthologie des éditions Dreampress, spécialisées dans l'horreur, après un passage dans Ténèbres 2015 avec Le spot de la mort et Moisson d'Epouvante Vol. 3 avec Derrière les yeux, le père.
Cette fois je publie dans Ténèbres 2017 ma nouvelle Il ne ferme jamais les yeux, aux côtés d'auteurs traduits et de quelques collègues francophones.
Pour la première fois je tente le thème de la possession, et en même temps c'est un texte assez personnel avec quelques éléments entendus ou vécus.

La mère de Michael s'isole dans cet appartement à bas prix d'une barre d'immeubles, avec son enfant qui n'est plus vraiment le sien. Plus depuis qu'il semble avoir absorbé l'esprit qui hantait le logement. Plus depuis qu'il soulève des formes sous la moquette et qu'il répand le mal autour de lui. Mais est-ce une raison pour ne pas le soutenir ?

Une anthologie à se procurer en cliquant ici


Le sommaire complet :

La révolte des jouets gonflables par Robert Essig (Traduction : Clotilde Landais)
Il ne ferme jamais les yeux par Phil Becker
Les loups de Vimy par David Jón Fuller (Traduction : Sabine Sur)
La terreur du village par Sylvain Lamur
Monstres par Jeff Carlson (Traduction : Sabine Sur)
Tant que ça reste en famille… par Jean-Marc Sire
Derrière les thuyas par Olivier Caruso
Mémoire et grimoire par David Gibert
De l’autre côté du miroir par TLDorian (Traduction : Nadège Gayon-Debonnet)
Creuser les morts par Jean-Pierre Favard
La servante de l’aswang par Samuel Marzioli (Traduction : Anne Escaffit)
Dernier baiser par Pascal Sacré
L’enfant des terres par Natalia Theodoridou (Traduction : Muriel Georges)
Hulotte par Élodie Beaussart
Des joueurs et des pions par Erwan Bargain
Passage en caisse par Alexandre Ratel
Syndrome de Stockholm par Marilyn Bouchain
Autopsie d’une rencontre par Dola Rosselet
De quoi avez-vous besoin ? par Milo James Fowler (Traduction : Christophe Cuq)
De becs et de chair par George Cotronis (Traduction : Céline Le Vu)
L’église sur l’île par Simon Kurt Unsworth (Traduction : Nathalie Serval)

mercredi 3 mai 2017

Ganiagwaihegowa


L'anthologie Animaux Fabuleux vient de paraître aux éditions Sombres Rets. J'y publie avec bonheur ma nouvelle post-apocalyptique Ganiagwaihegowa. Le récit se déroule dans le même univers que celui de ma nouvelle Fleurs de Lune, parue dans Fiction n°20. C'est la première fois que j'écris deux textes se situant dans un même contexte.

Le Ganiagwaihegowa, c'est un ours mutant légendaire que les zonards qui survivent dans un monde devenu aride chassent pour la gloire. Mais pour Samir, Richard et Quentin, c'est plutôt mal parti, entre la panne sèche, un improbable couple de fermiers et une situation qui se dégrade d'heure en heure...



Tous les auteurs au sommaire : Emmanuel Ardichvili, Phil Becker, Florian Bonnecarrère, Marie Czarnecki, Frédéric Darriet, Aurélie Genêt, Anne Goulard, Bleuenn Guillou, Tepthida Hay, Delphine Hédoin, Ophélie Hervet, C.D. Inbadreams, Thibault de Lambert, Pascaline Nolot, Sylwen Norden, Virginie Perraud, Florian Petit, Jean-Marc Sire et Eric Vial-Bonacci.


Un petit mot de Tepthida Hay - auteur sur l'antho - à propos de Ganiagwaihegowa, publié dans une chronique de l'anthologie sur Facebook : Du post-apo qui revisite des themes médiévaux : un mélange détonnant qui fonctionne à 100%. Les personnages sont dépeints tout en nuances dans un monde très dur. (Je commence à me demander si je n’adore pas ça, en fait, le post-apo…:)

lundi 27 février 2017

AOC n°43

Un petit mot des nouvelles du très bon Aventures Oniriques et Compagnie numéro 43 :

Le chemin vers Shambhala de Tesha Garisaki : dans cette fable fantastique, deux marcheurs dans l'Himalaya s'efforcent de retrouver la mythique cité Shambhala. Le jeune moine muet les aidera-t-il ou les perdra-t-il ? Un très beau texte, dépaysant et rafraîchissant. Parfait pour entamer un AOC !

Le paradoxe, de Florent Naud : Un texte initiatique très bien écrit où un jeune homme est entraîné par son vieux voisin vers une base secrète abritant un artefact extraterrestre. Dommage que la fin soit un peu abrupte et avare en réponses !

Dans le creux des méandres, de Micromensil : un texte tout en émotion sur un enfant qui attend le retour de sa mère à l'orée d'un village enneigé, qui semble coupé du monde. Le flou volontaire sur le contexte m'a un peu distancié du récit, fort beau par ailleurs.

Pagaille sur Valence, de Laurent Dols : un texte de science-fiction léger où un émissaire humain est envoyé sur une planète où sont exploitées des espèces extraterrestres. Le ton est agréable et je suis assez fan du genre planet-opéra, même si cette nouvelle ne révolutionne pas le concept.


Cet AOC rassemble ensuite les trois vainqueurs des matchs d'écriture organisés aux précédentes Imaginales. Seule remarque, les auteurs sont cités à la fin, par leurs seuls prénoms, et sans qu'on sache qui a écrit quoi. Dommage.

Les deux premiers textes sont tout simplement mes coups de cœur du volume. Le conteur des étoiles évoque avec brio et humour le destin d'un surhomme aux pouvoir un peu trop grands. L'écriture est juste excellente.
Réparer ses erreurs... ou pas, est une nouvelle où deux magiciens - ayant fusionné depuis - ont commis l'irréparable sur les lois de la physique. Très drôle et très bien écrit !
Pour finir, dans Jeu de Hasard, un humain est enlevé sur une planète alien pour y être consommé. Le texte se lit là encore avec beaucoup de plaisir.

Les illustrations sont signées Jean-Michel Prats, Thibaut Lehuédé, Jubo et Eric Faure-Brac, avec une couverture de Leon Tukker. Coup de cœur pour le dessin tout en précision d'Eric Faure-Brac !


dimanche 5 février 2017

Brins d'Eternité n°45

Voici un petit avis sur les nouvelles du périodique canadien Brins d'Eternité n°45, paru fin 2016.

La malédiction d'Iris, de Karine Raymond : J'ai d'abord cru à une nouvelle post-apocalyptique, quand on voit cette jeune fille embarquée avec ce groupe isolé qui ont tout l'air de survivants. L'écriture est très belle et immersive. Le style m'a rappelé à la fois Gueule de Truie de Justine Niogret et Au nord du monde de Marcel Theroux. Il s'avère au final qu'il s'agit davantage d'un mouvement sectaire - sur lequel règne un certain flou - que de survivants. Les hommes s'efforcent de rendre leur fertilité aux femmes qu'ils dominent, et l'élément fantastique intervient quand la malédiction s'inverse et que ce sont eux qui se retrouvent enceints. Même si j'ai le sentiment de ne pas avoir toutes les clefs, c'est un texte superbe et prenant.

Esprits du lac, d'Annabelle Blangier : Cette nouvelle fantastique et initiatique évoque le parcours d'adolescents qui bravent l'interdit de leur village en allant découvrir un lac interdit. Le suspense est très bien amené, d'autant que l'on s'attend à tout instant à une explication rationnelle à propos du lac, sauf que... Lisez la nouvelle pour en découvrir le fin mot !

Les dangers potentiels du vermicompostage, d'Hélène Laforest : Une histoire qui démarre comme une romance homosexuelle et finit dans le fantastique glauque, non dénué d'humour, avec cet homme qui, suite au passage de son amant, voit quelques transformations dans son bac à compost. Un beau virage à 180° et surtout une idée très originale !

Cancer urbain, de Dorian Lake : Une enquête policière menée par un accusé à tort, qui tente de retrouver une jeune femme qui n'est peut-être pas aussi morte qu'elle veut bien le faire croire. L'aspect policier hard-boiled est très bien rendu, mais le contexte science-fictif situé dans futur proche et totalitaire n'apporte à mon sens rien à l'intrigue. Il semble que la nouvelle appartient à un univers plus large à peine esquissé ici. Un bon moment de lecture, cela dit.

Les portes mystérieuses, de Daniel Sernine : Deux amies canadiennes, en voyage à Paris, font face à d'étranges coïncidences. L'écriture de Daniel Sernine est agréable, mais j'ai eu un peu de mal à accrocher à ce texte. J'ai eu le sentiment que l'élément fantastique arrivait trop tardivement dans le récit, sans avoir eu le temps de réellement se développer.

Et bien sûr, cet opus de Brins d'Eternité comprend également critiques, articles et illustrations.
Voir le site officiel






dimanche 15 janvier 2017

Des extraits de "Vous avez une mission" lus à la radio

Jean Rifa, chroniqueur pour France Bleu Roussillon, a présenté mon roman Vous avez une mission à la radio et a lu quelques extraits (un peu remaniés pour la radio). Voici les trois enregistrements mis bout à bout :

samedi 17 décembre 2016

Interview sur Littoral FM pour "Vous avez une mission"

Chez les confrères de Littoral FM - merci à eux ! - je dis quelque mots à propos de mon livre Vous avez une mission.

jeudi 24 novembre 2016

Vous avez une mission

Il est sorti, il est dispo !

Mon deuxième roman, 
Vous avez une mission, est paru aux éditions Sol y Lune.

Et c'est sans doute mon texte le plus personnel, puisque j'y raconte, sous un angle décalé, mes années d'intérim et de petits boulots.

Voici la 4e de couverture : 
Avec ses collègues à usage unique et ses supérieurs d'un jour, Phil Becker, à l'époque étudiant en droit, raconte comment - en alternant avec les bancs de la fac -, il a rampé parmi vos déchets, compté les boîtes de conserve de votre supermarché ou encore trié votre courrier.
Ce récit illustré est une bouffée d'oxygène décalée et pleine d'humour, dans l'univers de l'intérim et des petits boulots. Un enchaînement de rencontres improbables et de situations aussi absurdes qu'authentiques, qui laissent le sourire.

Le livre a été présenté au salon de Brive début novembre, où il a bien marché (ici je vous raconte l'événement).
Un grand merci à l'éditrice Esther Merino, qui porte sa maison Sol y Lune et m'a décroché (la lune) une place au milieu des 100 000 visiteurs de ce salon. Super expérience.

Un grand merci également à Benoît Rouault, l'illustrateur drôlissime, qui m'a gratifié d'illustrations en couleur pour chaque chapitre. Ci-dessous, le poste de pontier dans un incinérateur à déchets...

L'une des 18 illustrations de Benoît Rouault
Où se procurer l'ouvrage ?

- Commandez-le dans votre librairie préférée
- Commandez-le sur le site de la maison d'édition Sol y Lune
- Commandez-le sur Amazon

- Trouvez le en rayon :
* A la librairie Torcatis de Perpignan
* A la Librairie Catalane de Perpignan
* A l'espace culture du Leclerc Nord à Perpignan

Prix : 19 euros.

mercredi 23 novembre 2016

Un avis sur le dernier AOC

Aventures Oniriques et Compagnie propose dans son numéro... 42 (tiens tiens) les textes primés au concours Visions du Futur 2016.

On pourra bientôt trouver le numéro sur le site officiel.

Voici une mini chronique des textes :

Pour quelques patates de plus, de Melody Gervais (Accessit) : Le concept de cette nouvelle est savoureux : l'atmosphère de la planète est si pollué qu'on s'arrache de vieux paquets de chips pour en sniffer l'oxygène. Cela dit, je regrette que le texte n'ait pas vraiment trouvé sa voix, entre l'humour d'une situation pas vraiment crédible, et des passages trop sérieux. Une plume à suivre cependant !

Pour une simple étincelle d'amour, d'Emilie Querbalec (3e prix) : Une nouvelle touchante où, sur Mars, une androïde découvre ses propres sentiments après s'être liée à son créateur. C'est si beau que la sous-intrigue de complot qui s'y greffe n'était peut-être même pas nécessaire. Très bon texte toutefois.

Singularité(s), d'Eric Morlevat (2e prix) : Quelle plume ! Sans doute l'une des meilleures de cet opus. Eric a su me plonger dans l'aventure de ce nerd contacté sur son ordinateur par la toute première intelligence artificielle. Il réveille pour le lecteur ce fameux fantasme de l'ami virtuel salvateur. J'ai moins apprécié la fin, un peu moralisante, mais cette nouvelle bénéficie d'un rythme parfait.

Orwell m'a tu, de Bruno Pochesci (1er prix) : On appréciera ou non la truculence à chaque ligne et le langage cru et argotique - Dardien, Célinien ? - de Bruno Pochesci. Mais il faut lire cette nouvelle. Il faut la lire. Car l'auteur ne nous propose pas, finalement, une énième dystopie anglo-saxonne, ni même réellement orwellienne, comme le titre pourrait le laisser entendre.
Non, Bruno a le courage de nous projeter en France, dans un avenir proche. Le Front est au pouvoir, et le héros tente de survivre avec sa compagne arabe maquillée en européenne, dans un contexte d'épuration raciale, de nationalisme et de protectionnisme à outrance. Un contexte qui semble à la fois exagéré et improbable. Et puis on se souvient de l'actualité. Et ça fait froid dans le dos, mais la future France dépeinte dans ce texte est à nos portes, c'est indéniable.
Encore une fois, il faut lire cette nouvelle. Merci.

Côté illustrations, Jean-Michel Prats, Eric Malterre, Hélène le Dauphin (tiens son dessin me fait penser à ceux de Jubo) et Radja sont aux commandes. Je ne suis pas fan de toutes mais elles font le job. Et Virgilles est à la couverture, superbe.

mardi 22 novembre 2016

Un bel interview qui reprend mon parcours d'écriture


C'est une idée géniale et gratifiante qu'a eue l'auteur Erik Vaucey, en proposant sur son blog une chronique où il interviewe des nouvellistes.


Je rejoins donc sa collection, avec un petit point sur mes premières rencontres avec la SFFF et avec l'écriture, pour ceux que ça intéresseraient, et quelques mots sur la manière dont j'écris aujourd'hui.

mercredi 9 novembre 2016

Derrière les yeux, le père

Le troisième opus de l'anthologie annuelle Moisson d'Epouvante vient de paraître, aux éditions Dreampress. Dirigée par Yves-Daniel Crouzet, elle réunit une sélection des meilleurs textes de fantastique, d'épouvante et d'horreur.

J'ai la chance d'y voir publiée ma nouvelle Derrière les yeux, le père.
Ce texte très sombre, avec un soupçon de second degré, est sans doute le plus glauque et trash que j'aie jamais écrit. Le plus inquiétant est que je me suis régalé à le rédiger.

Séverin n'est pas seulement un élève de sport-études sous la pression d'un père tyrannique.
Il passe aussi ses nuits quelque part entre le dangereux sous-sol de la demeure familiale et l'indicible souvenir du grenier. Quand une pression s'insinue sous son crâne et qu'il aperçoit cette vieille femme à la bouche pleine de sang, ce n'est qu'un pas de plus vers une horreur inéluctable.

C'est par-ici pour commander l'anthologie !

Le sommaire complet de Moisson d'Epouvante 3 :

Nidouyé, par Éric Vial-Bonacci
Hypnophobie, par Franck Stevens
Derrière les yeux, le père, par Phil Becker
La cuvée du condamné, par Guillaume Suzanne
Norvège, par Olivier Caruso
Les Alyscamps, par Didier Reboussin
Stade terminal, par Alexandre Ratel
La Caverne du Blaireau, par Michel Lalet
IT : Les Iris de Titan, par Yann Quero
Helianthus annuus, par I.C. Vita
Sylvia, par Daniel Morellon
Perfection, par Thomas Spok
De l’autre côté de la porte, par Marlène Charine
Démangez-moi, par Annabelle Blangier
L’antre, par Jeff Gautier
Conte d’été, par Élodie Beaussart
Des plantes, des lèvres, de l’amour pour Oiseux, par Raphaël Eymery

mardi 8 novembre 2016

Brive en brèves

Du 4 au 6 novembre, j’étais à Brive-la-Gaillarde pour la foire du livre, le ou l’un des plus grands salons littéraires de France. (certains me disent que Paris est premier, d'autre que Brive est passé devant l'année dernière, je ne sais pas trop)
J’y ai présenté mon roman Vous avez une mission, qui vient de paraître aux éditions Sol y Lune et traite avec humour du quotidien de l’intérim. Mais je ferai un post dédié au livre un peu plus tard, quand il sera commandable partout. (encore quelques jours avant qu'il soit sur les bases des libraires etc)



samedi 24 septembre 2016

Mon prochain livre sera de la blanche

J’ai longtemps cru que l’imaginaire - éventuellement le noir ou le polar - étaient les seules genres où je serais jamais capable de pondre quelque chose.

Il se trouve que mon prochain ouvrage, en cours de fignolage actuellement, sera un témoignage.
Celui des missions en intérim, du travail précaire, de l’emploi temporaire. Tout ce que j’ai connu avant de devenir journaliste. Et je n'imaginais pas à quel point écrire à propos de son vécu pouvait être déconcertant, comme si c'était finalement bien plus irréel que toute la SF possible et imaginable.

L'une des rares photos où l'on m'aperçoit pendant une de mes missions intérim. Ici dans une carrière de marbre. Il fallait dégager la poudre qui tombait en permanence afin que les moteurs ne s'engorgent pas. Une autre planète.

Je suis devenu journaliste presque par hasard, pour échapper à cette mission où je découpais des bâches de piscine, à genoux sur une dalle de béton. Je suis devenu journaliste en commençant par une chronique sur l’intérim, et j’ai toujours l’impression que je vais changer de boulot d’un instant à l’autre, parce que le temporaire s’est gravé dans mon esprit.

Je vous parle de ces galères improbables où l’agence intérim vous propulse pour un jour, une semaine, un mois, ces univers industriels qui s’enchaînent, perpétuellement nouveaux, et toujours un peu les mêmes. Ces postes délirants dont je ne soupçonnais même pas l’existence.
Et puis... ces types étranges, un peu hors du monde, que l’on croise dans les usines, les travaux publics, la grande distribution... Ces moments de grâce où tout fonctionne, et les grands moments de solitude quand rien ne se goupille comme prévu.

Parce que l’emploi ne se limite pas à la dualité CDD et CDI, je vous parlerai donc des intérimaires. La vie comme une succession de missions... Avoir connu en quelques années plus de métiers que la plupart des gens dans une vie entière.

Et en attendant davantage de détails sur le livre, qui devrait sortir en fin d’année, je lance la page Facebook Tu es intérimaire si où j’évoque l’intérim au quotidien.


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